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BORIS GODOUNOV (Zworykine) 1927 First / E.O

Indisponible
Réf 2213
P., Piazza, 1927, in-8°, 136 pp., broché, couverture décorée, dos présent.
" BORIS GODOUNOV "
Par Alexandre Sergueievitch Pouchkine.
A Paris, aux éditions d'Art Piazza, 1927.
Petit in°4 broché ( 23,5 x 17 cm ), de 136 pages + justification.
Couverture verte foncée et rempliée, titre en rouge sur le premier plat.
Traduction de A. Baranoff.
Nombreuses illustrations en couleurs par Boris Zworykine, dont 15 illustrations hors-texte en couleurs,
en-têtes et culs-de-lampes.
Illustré par Boris ZWORYKINE : 26 compositions en couleurs dont 15 hors-texte. Tirage limité. 1/775 sur vélin des Papeteries de Rives, porte le n° 716. Bel exemplaire.
Tirage limité à 955 exemplaire.
Etat : TBE.
Brochage très solide, couverture propre, dos un peu insolé, texte complet, sans déchirures ni rousseurs.
Très petit accroc à la coiffe supérieure et léger manque de papier de couverture ( seul défaut ).
Superbe exemplaire, tel que paru.
RARE.

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Illustré par Boris ZWORYKINE de 26 compositions en couleurs dont 15 hors-texte. Tirage limité. 1/775 sur vélin des Papeteries de Rives. Bel exemplaire.
Achevé d'imprimer le quinze novembre mille neuf cent vingt-sept sous les presses de Gabriel Kadar, à Paris.
" Here Zworykine took stylization one step further than in his Russian published books. The pochoirs are full to the border with ornamentations that are beautiful in their proportions, elegant in form and filled with bright colours that sparkle with golden patterns. Peculiar and delicate like Palekh miniature art, his illustrations show the influence of folk style, church frescos and figured icon paintings." (Russian Book Art 1904-2005, Brussels)

Boris Zworykine est né à la fin du XIXe siècle en Russie impériale dans une famille de négociants. Diplômé de l'Académie de Peinture de Moscou en 1893, il rencontre immédiatement le succès. Il participe à l'élaboration de fresques religieuses, illustre et décore des livres pour différentes maisons d'éditions, souvent d'inspiration traditionnelle, exécute des menus pour les réceptions officielles, travaille sur des commandes impériales. Durant vingt ans, il sera directeur artistique chez A.A. Levenson, un éditeur de luxe moscovite.
En 1915, il est l'un des fondateurs d'un mouvement culturel important dont la Société de la Renaissance de l'Art de la Russie est le moteur. Il s'agit d'une organisation qui vise à ” répandre parmi le peuple russe, une large connaissance de l'art russe ancien sous toutes ses formes et la continuité de son développement à l'époque moderne.”*. Zworykine participe intimement à ce renouveau, il désire faire connaître la richesse du patrimoine russe et n'hésite pas à publier ses œuvres sous la forme de produits populaires comme les cartes postales.
Lors de la révolution, l'artiste continue de travailler pour le régime soviétique pour qui il crée des affiches de propagandes. Cependant, la situation politique le pousse à émigrer en 1921 pour la France. Plus chanceux que la plupart de ses compatriotes, il devient alors l'un des illustrateurs de l'école russe les plus recherchés, il collabore en particulier avec les éditions d'art Piazza. Cependant, certains de ses livres comme le manuscrit de l'Oiseau de Feu, traduction de quatre contes populaires russes qu'il illustre superbement et qu'il offre à l'éditeur Louis Fricotelle, dormira dans un tiroir et ne sera pas publié avant 1978 par les bons soins de Jacqueline Kennedy Onassis qui en fut la dernière propriétaire. Les croquis de ce volumes sont conservés aujourd'hui au Metropolitan Museum de New York.
Les sites français donnent son décès pour 1935, cependant les articles russes des sites d'art affirment qu'il mourut en 1942 pendant l'occupation en France. Ils font le parallèle avec le décès à Moscou d'Ivan Bilibine la même année. Ivan Bilibine était un artiste contemporain de Zworykine, artiste beaucoup plus connu aujourd'hui mais de la même inspiration, et qui maintient encore à notre époque Boris Zworikyne dans l'ombre.
Cette date me paraît plus exacte si l'on tient compte des illustrations que l'artiste fournit à Nathan pour quatre volumes entre 1934 et 1948. Si 1948 semble improbable, il suffit de se souvenir que les éditions Nathan ne survécurent que par l'association d'éditeurs amis qui dirigèrent l'entreprise pendant que la famille Nathan était interdite de travail durant l'occupation allemande. Ce n'est qu'à la Libération qu'ils reprirent les rênes et il est tout à fait plausible que les ouvrages préparés en 1941 et 1942 n'eussent été publiés qu'à ce moment.
Actuellement, si la lecture des articles russes donne un bon aperçu de la biographie de Boris Zworykine jusqu'en 1930, et si l'on trouve quelques maigres informations sur l'artiste depuis son arrivée à Paris en 1921 juqu'en 1930, il n'existe pas de renseignements utiles sur sa vie depuis 1930 jusqu'en 1942 mis à part ces quelques illustrations publiées dans la collection des Contes et Légendes de Tous les Pays.
Boris Zworykine pratiquait un style très détaillé et aux couleurs chaudes pour dessiner des personnages et des décors traditionnels issus de la culture russe, c'est certainement ses qualités qui ont poussé Nathan à lui confier les illustrations de la collection dès les années 1935. On ne retrouve pas hélas, ces deux qualités dans les simples illustrations bichromes des quatre volumes édités.
Tout jeune diplômé de l'Académie de peinture de Moscou, dans les dernières années du XIXe siècle, Boris Zworykine participa au dessin des fresques murales des églises de Tsarskoe Zelo et de Simferopol. Il se destina aussi très rapidement, avec bonheur, à la décoration des livres pour différents éditeurs dont la maison A.A. Levinson, où il fut directeur artistique pendant une vingtaine d'années. Passé maître dans l'illustration, à la manière des enlumineurs, des contes et légendes de son pays, il dut quitter celui-ci après la Révolution. Installé à Paris en 1922, il y poursuivit son activité, en particulier chez l'éditeur d'art H. Piazza, où il publia de superbes interprétations pour deux œuvres de Pouchkine : Le Coq d'or et ce Boris Godounov.

ALEXANDRE POUCHKINE
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