ENVOI SAN ANTONIO FREDERIC DARD EO Y A T-IL UN FRANCAIS DANS LA SALLE
Exemplaire enrichi d'un envoi manuscrit: Pour mes Dutourd, ce geyser à peine domestique avec tendresse et dévotion San Antonio 1979.
Ce roman a une suite : Les clefs du pouvoir sont dans la boîte à gants.
AUTEUR: SAN-ANTONIO [Pseudonyme de Frédéric DARD].
TITRE: Y A T-IL UN FRANCAIS DANS LA SALLE? Roman.
LIEU: EDITEUR, DATE: Paris, Éditions FLEUVE NOIR, 1979. Edition originale.
COLLATION: 413 pages (complet)
FORMAT: In-8 (15.5 x 24 cm)
RELIURE: Volume broché, sous une couverture illustrée.
ILLUSTRATIONS: Sans.
ETAT: Très bon - Plis léger sur la longueur du dos de couverture.
BIOGRAPHIE & THEME: Frédéric Dard (né Frédéric Charles Antoine Dard le 29 juin 1921 à Jallieu (Isère), France - 6 juin 2000 à Bonnefontaine, Fribourg, Suisse) est un écrivain principalement connu – dans une production extrêmement abondante – pour les aventures du commissaire San-Antonio, souvent aidé de son adjoint Bérurier, dont il a écrit cent soixante-quinze aventures depuis 1949. Parallèlement aux San-Antonio (l'un des plus gros succès de l'édition française d'après-guerre), Frédéric Dard a produit sous son nom ou sous de nombreux pseudonymes des romans noirs, des ouvrages de suspense psychologique, des « grands romans » des nouvelles, ainsi qu'une multitude d'articles. Débordant d'activité, il fut également auteur dramatique, scénariste et dialoguiste de films. Selon ses dernières volontés, Frédéric Dard a été enterré dans le cimetière de Saint-Chef, en Isère, village où il avait passé une partie de son enfance et où il aimait se ressourcer. Un musée y est en partie consacré à son œuvre. (Wikipedia)
POIDS: 700 g
PHOTOS :
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Bon état, voir photos.
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Frédéric DARD dit SAN-ANTONIO
Pour Garcin, il assimilait jeux de mots, calembours, néologismes et catachrèses à une thérapie quotidienne . Le premier confrère à reconnaître le talent de Frédéric Dard fut Jean Cocteau, dans un courrier adressé à mon cher commissaire en 1956 : Votre vermotisme est une merveille de grâce. Plus tard, l'académicien Jean Dutourd salue sa patte breughelienne et tente de le faire admettre sous la Coupole. Dard lui savonne la planche en se moquant régulièrement des immortels dans ses romans.
Les prédictions de Nostrabérus
En 1983, Frédéric Dard s'attelle à un nouveau hors-collection, Faut-il tuer les petits garçons qui ont les mains sur les hanches ?. Pour ce roman différent des San-Antonio, il imagine l'histoire d'un écrivain - un certain... Charles Dejallieu - dont la belle-fille, Dora, se fait kidnapper. Ironie cruelle du sort, peu de temps après, le 23 mars, sa propre fille, Joséphine, est victime d'un rapt dans leur propriété du Paradou, dans la banlieue chic de Genève (voir notre interview, p. 34).
Après deux jours de cauchemar, et de rebondissements dignes d'un San-Antonio, il retrouve Joséphine puis récupère la rançon un mois plus tard. Elisabeth a appris l'enlèvement de sa soeur à la télévision : J'appelais papa tous les jours et j'ai senti qu'il se passait quelque chose... Pour lui, c'était abominable. Mais il n'a pas eu d'envie de vengeance, il a été clément avec le ravisseur. Ce qui comptait, c'était de revoir sa fille vivante. Selon Albert Benloulou, l'enlèvement de sa fille a entraîné une culpabilité . C'est aussi le sentiment de François Rivière, qui évoque une prémonition et écrit, dans Frédéric Dard ou la vie privée de San-Antonio: Il craint d'avoir attiré sur lui, comme un paratonnerre attire le feu du ciel, la vengeance du sort attisée par le roman auquel il travaillait quelques heures encore avant le drame. Ce livre dans lequel il imaginait en toute innocence le rapt d'une fillette. L'écrivain et critique littéraire Jérôme Garcin précise : Il est mentalement décédé, en mars 83, quand Joséphine, son soleil de minuit , a été chloroformée et enlevée, en Suisse, par un détraqué.
De toutdard point fr/book/y-a-t-francais-salle/
Roman de 414 pages de format 15,5 X 24
Achevé d’imprimer le 20 octobre 1979
Dédicace : Pour Françoise,
à qui j’ai écrit ce livre.
Citation en début de livre :
Des noyés descendaient dormir à reculons.
Arthur Rimbaud
Comment réagirait le peuple de France s’il apprenait que l’un de ses grands leaders politiques, chef incontesté d’un des plus puissants partis, séquestre un homme auquel il apporte du saumon au milieu de la nuit, dont il vide les excréments et qu’il rêve d’anéantir ? Un extraordinaire roman commence, grossier, tendre et burlesque. Une corrosive histoire de chantage, de politique et d’amour où pour la première fois, selon l’auteur lui-même, Frédéric Dard faisait la jonction avec San-Antonio.
Une rafale de coups de poing…
Ce roman a été celui ou Frédéric Dard a fait la jonction avec San-Antonio. C’est à dire le premier roman signé San-Antonio dont le héros et l’histoire n’ont rien à voir avec la saga des San-Antonio. Ce faisant, il donnait une vie réelle à « sana » et acceptait définitivement l’identité avec sa créature.
Ce récit de l’apogée d’un destin politique à la fin du septennat de Giscard d’Estaing m’a subjugué. Je l’ai reçu comme une rafale de coups de poing en pleine figure. C’est tout à la fois drôle (parfois), dérangeant (souvent), émouvant (quelquefois), mais ce n’est, en tout cas, pas manichéen.
Le style en est excellent (que ceux qui pensent encore que Frédéric Dard ne savait pas écrire lisent ce livre !).
On retrouve, bien sûr, le procédé d’interpellation régulière du lecteur (que Frédéric Dard affectionnait particulièrement).
J’ai souvent pensé à Céline (un des maîtres de l’auteur) en lisant ce roman. Mais un Céline, auquel il reste encore quelques illusions et espoirs quant à l’humanité. Un Céline qui trouverait encore quelques parcelles de beauté dans notre monde. Enfin, un Céline qui saurait aussi être indulgent avec ses congénères…
Il ne me reste plus qu’à regarder le film qu’en a tiré Jean-Pierre Mocky en 1982. Néanmoins, le synopsis de ce film me donne des doutes sur la totale fidélité avec le roman…
Critique par JEANLEBLEU, le 23 mai 2012
L’auteur : Si les romans sont signés San-Antonio, l’auteur physique Frédéric Dard est né à Jallieu qui est devenu maintenant Bourgoin-Jallieu en Isère (oui, j’avoue, ça a un peu orienté mon choix de lecture, mais y’a pas que le rugby à Bourgoin).
Le livre: Le président Tumelat, vieux beau qui fricote avec sa secrétaire Ginette Alcazar, se voit informé que son oncle, le vieil Eusèbe, s’est pendu. Héritier de la maison, il s’y rend, et y croise Paul Pauley, le flic qui le surveille de près (on ne sait jamais), ainsi que Georgette Réglisson, la femme de ménage. Qui a une très jolie fille : Noëlle, blonde, dix-sept ans, elle joue de la flute et plaît beaucoup au Président. Mais il a d’autres soucis : dans le mur de la salle de bain de son oncle, il cache depuis plus de vingt ans le secret qui a poussé le vieil Eusèbe au suicide.
Bon, j’ai pris ce livre par curiosité. Je me suis éclatée pendant les premières pages avec ce langage à la fois ordurier et précieux, avec des tournures de phrases plus que recherchées au milieu desquelles fleurit une grossièreté. Ce qui ne m’a pas rebutée, c’est que ce langage est une véritable provocation de la part d’un auteur qui sait parfaitement manier le néologisme et le mot précieux. Bon, il faut avouer qu’au bout d’un moment, ça lasse. Surtout que le langage n’est pas le seul à provoquer : l’auteur fait volontiers dans le pornographique sans prendre le moindre gant, avec désinvolture. D’autant plus qu’il compte sur sa truculence verbale pour faire patienter ses lecteurs au niveau de l’intrigue : combien de fois ai-je failli refermer ce livre où les choses n’avançaient pas assez vite à mon goût? Mais la curiosité a été la plus forte, et il faut avouer que cette histoire de plus en plus intrigante a eu raison de ma fainéantise. Une découverte intéressante, même si on est dans un genre que je n’affectionne guère (policier + provocation gratuite). Je terminerai par le meilleur point, selon moi, de ce livre : toutes les intrusions de l’auteur, rompant cette fameuse illusion romanesque pour s’adresser directement au lecteur en justifiant en note d’avoir choisi tel ou tel mot parce qu’il avait envie de le placer, et de traiter de « lecteur à la con » celui qu’il se délecte à « emmerder préalablement, et ce de manière indélébile, formelle et indexée ».
J’inscris donc ce billet pour le challenge San-A lancé par Daniel Fattore, et le remercie pour m’avoir (indirectement) fait découvrir cet auteur et ce style!
Posté par Melusine1701
Ce livre a été réimprimé 5 fois au Fleuve Noir entre octobre 1979 et septembre 1982. Pour sa réimpression de 1982, il a été vendu avec un bandeau vantant le livre et le film sorti en avril 1982.