DETAILS DE L'OUVRAGE DE LA COLLECTION


Catégorie: Livres romantiques et XIX ème siècle ( et Autour & sur)

Référence librairie: 1112
Titre: Gérard de Nerval : LES FILLES DU FEU Vergé num. Divan reliure


Auteur: GERARD DE NERVAL


Editeur: LE DIVAN-PARIS
Date d'édition: 1927
Date de dépôt des droits d'auteur: 1854
Informations sur l'édition:
Reliure: Demi-maroquin
Illustrations:
ISBN:
Disponible : Oui. Conditions et Prix du catalogue par retour, merci.🔗



Images:






























Descriptif de l'ouvrage :

Format in-16 broché 393 pages - Révision du texte et introduction par Henri Clouard - exemplaire numéroté : 355/3500 sur vergé lafuma bon état

Gérard :http://fr.wikipedia.org/wiki/Nerval
Fils d'Étienne Labrunie, médecin militaire, et de Marie-Antoinette Laurent fille d'un marchand linger de la rue Coquillière, Gérard de Nerval naît le 22 mai 1808, vers 20 heures, à Paris, au 96, rue Saint-Martin (actuellement le n° 168). Baptisé le 23 à Saint-Merri, il est confié quelques mois plus tard à une nourrice de Loisy, près de Mortefontaine. Nommé le 8 juin suivant médecin militaire adjoint à la Grande Armée, le docteur Labrunie est rapidement promu médecin et attaché, le 22 décembre, au service de l'armée du Rhin. Le 29 novembre 1810, sa mère meurt à Glogau, en Silésie alors qu’elle accompagnait son mari. De 1808 à 1814, Gérard est élevé par son grand-oncle maternel, Antoine Boucher, à Mortefontaine, dans la campagne du Valois, à Saint-Germain-en-Laye et à Paris. Au printemps 1814, le docteur Labrunie retrouve la vie civile et s'installe avec son fils à Paris, au 72, rue Saint-Martin[1]. Gérard reviendra régulièrement dans ces lieux évoqués dans nombre de ses nouvelles.
En 1822, il entre au collège Charlemagne, où il a pour condisciple Théophile Gautier[1]. Encore lycéen, il publie ses premiers vers en 1826, avant de se signaler par ses traductions de Faust (1829), puis d'Hoffmann et d'autres œuvres de Goethe, qui ont longtemps gardé la réputation de compter parmi les meilleures qui soient. La première de celles-ci, simplement signée « Gérard », paraît en novembre 1827 et ne porte que sur la première partie du chef-d’œuvre, la seule connue alors. Goethe apprécia grandement le travail, allant jusqu’à dire qu’il aurait écrit sa pièce ainsi s’il avait dû l’écrire en français. Le compositeur Hector Berlioz s’en inspirera pour son opéra la Damnation de Faust.
Reçu bachelier le 10 août 1829, il collabore au Mercure de France en octobre. En février 1830 paraît un recueil de Poésies allemandes, traductions de Goethe, Klopstock, Schiller et Bürger, suivi en octobre par un Choix des poésies de Ronsard. Après un séjour à la prison de Sainte-Pélagie, peut-être en novembre, pour tapage nocturne, il publie des Odelettes en décembre 1831. De nouveau emprisonné en février 1832, il accompagne son père lors de l'épidémie de choléra et fréquente le Petit-Cénacle de Jehan Duseigneur avec Célestin Nanteuil et Petrus Borel, avant de publier La Main de gloire en septembre[1].
Nerval se lie d’amitié avec Victor Hugo et Alexandre Dumas. Avec Petrus Borel, il devient l'un des premiers membres des « Jeunes-France ». Il soutient activement Hugo lors de la bataille d’Hernani déclenchée le 25 février 1830 au cours de sa première représentation.
En janvier 1834, à la mort de son grand-père maternel, il hérite d'environ 30 000 francs. Parti à l'automne dans le Midi de la France, il passe la frontière, à l'insu de son père, et visite Florence, Rome puis Naples. En 1835, il s’installe impasse du Doyenné chez Camille Rougier, où tout un groupe de romantiques se retrouve, et fonde en mai le Monde dramatique, revue luxueuse qui lui fait dilapider son héritage et que, lourdement endetté, il doit finalement vendre en 1836. Faisant alors ses débuts dans le journalisme, il part en voyage en Belgique avec Gautier, de juillet à septembre. En décembre, il signe pour la première fois « Gérard de Nerval » dans Le Figaro[1].
Le 31 octobre 1837 est créé à l'Opéra-Comique Piquillo sur une musique de Monpou; Dumas signe seul le livret, malgré la collaboration de Nerval; Jenny Colon tient le premier rôle[1]. Nerval se serait épris de l’actrice Jenny Colon qui ne le lui aurait pas rendu. Selon certains exégètes, il lui aurait voué un culte idolâtre même après la mort de celle-ci, et elle serait la figure de la Mère perdue, mais aussi de la Femme idéale où se mêlent, dans un syncrétisme caractéristique de sa pensée, Marie, Isis, la reine de Saba, ce qui fait débat parmi les spécialistes de Nerval[2]. Durant l'été 1838, il voyage en Allemagne avec Dumas pour préparer Léo Burckart, pièce retardée par la censure. Après la première de L'Alchimiste, écrite en collaboration avec Dumas, le 10 avril 1839, Léo Burckart est finalement créé au théâtre de la Porte Saint-Martin le 16 avril. Dans le même temps, il publie Le Fort de Bitche (25-28 juin) dans Le Messager et Les Deux rendez-vous (15-17 août) — qui deviendra plus tard Corilla — dans La Presse. Puis, en novembre, il part pour Vienne, où il rencontre la pianiste Marie Pleyel à l'Ambassade de France[1].
De retour en France en mars 1840, il remplace Gautier, alors en Espagne, pour le feuilleton dramatique de La Presse. après une troisième édition de Faust, augmentée d'une préface, et de fragments du Second Faust en juillet, il part en octobre en Belgique. Le 15 décembre a lieu la première de Piquillo à Bruxelles, où il revoit Jenny Colon et Marie Pleyel[1].
Suite à une première crise de folie le 23 février 1841, il est soigné chez Mme Sainte-Colombe, rue de Picpus. Le 1er mars, Jules Janin publie un article nécrologique dans Les Débats. Après une seconde crise, le 21 mars, il est interné dans la clinique du docteur Esprit Blanche, à Montmartre, de mars à novembre.[1].
Tombe de Nerval au Père-Lachaise.Le 22 décembre 1842, Nerval part pour l'Orient, passant successivement par Alexandrie, Le Caire, Beyrouth, Constantinople, Malte et Naples. De retour à Paris dans les derniers de 1843, il publie ses premiers articles relatifs à son voyage en 1844. En septembre et octobre, il part avec Arsène Houssaye, directeur de L'Artiste, en Belgique et aux Pays-Bas. De juin à septembre 1845, il remplace Gautier, alors en Algérie, dans La Presse[1].
Son Voyage en Orient paraît en 1851. Il affirme dans une lettre au docteur Blanche datée du 22 octobre 1853, avoir été initié aux mystères druzes lors de son passage en Syrie, où il aurait atteint le grade de « refit », l’un des plus élevés de cette confrérie. Toute son œuvre est fortement teintée d’ésotérisme et de symbolisme, notamment alchimique.
Entre 1844 et 1847, Nerval voyage en Belgique, en Hollande, à Londres... et rédige des reportages et impressions de voyages. En même temps, il travaille comme nouvelliste et auteur de livrets d’opéra ainsi que comme traducteur des poèmes de son ami Heinrich Heine (recueil imprimé en 1848). Nerval vit ses dernières années dans la détresse matérielle et morale. C'est à cette période qu'il écrira ses principaux chefs-d’œuvre, réalisés pour se purger de ses émotions sur les conseils du docteur Blanche : les Filles du feu, Aurélia ou le rêve et la vie (1853-1854).
Le 26 janvier 1855, on le retrouva pendu aux barreaux d'une grille qui fermait un égout de la rue de la Vieille-Lanterne, dans le « coin le plus sordide qu’il ait pu trouver », selon la formule de Baudelaire. Ses amis émirent l'hypothèse d'un assassinat perpétré par des rôdeurs, au cours d'une de ses promenades habituelles dans des lieux mal famés, mais il s'est certainement suicidé. Toutefois le doute subsiste car il fut retrouvé avec son chapeau sur la tête alors qu'il aurait normalement dû tomber du fait de l'agitation provoquée par la strangulation.
On retrouva une lettre dans laquelle il demandait 300 Francs, somme qui, selon lui, aurait suffit pour survivre durant l'hiver. La cérémonie funéraire eut lieu à la cathédrale Notre-Dame de Paris, cérémonie religieuse qui lui fut accordée malgré son suicide présumé du fait de son état mental. Théophile Gautier et Arsène Houssaye payèrent pour lui une concession au cimetière du Père-Lachaise.
(WIKIPEDIA)


GERARD DE NERVAL