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Catégorie : Livres Modernes

Référence librairie : 2259

Titre: Jouve LA VIERGE DE PARIS Numéroté E.O

Auteur : Pierre Jean Jouve

Editeur : EGLOFF
Date d'édition : 1944
Date de dépôt des droits d'auteur : 0
Informations sur l'édition :
Reliure : Broché
Illustrations :
Isbn :

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Descriptif de l'ouvrage :

La Vierge de Paris Pierre Jean Jouve 1944 Numéroté E.O.
Exemplaire numéroté en très bon état
Titre : " LA VIERGE DE PARIS"
Editeur : Par Pierre Jean JOUVE
Editeur : EGLOFF
Date Edition : 1944
Illustrations : sans
Reliure : Ouvrage broché. Couvertures rempliées, beige un peu salie. Intérieur frais. Exemplaire sur vélin, Numéroté 193/600
Etat : Bon exemplaire en bon état
Dimension - Poids - Nbre de pages : dim : 16 x 23 cms - poids 0,5 kg - 70 pages

Pierre Jean Jouve
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https://www.pierrejeanjouve.org/Jouve-Biographie/Jouve-Un_Parcours_biographique-1938-1948-La_Catastrophe_europeenne.html :

Pierre Jean Jouve
(Arras, 1887 - Paris, 1976)

Un parcours biographique

par Jean-Paul Louis-Lambert et Béatrice Bonhomme

Un panorama



1938-1948 — La Catastrophe européenne

• 1887-1920 - Première vie
• 1921-1928 - Crise - Ruptures - Vita nuova
• 1925-1938 - Les Années prodigieuses
• 1938-1948 - La Catastrophe européenne - Cette page

Jouve a été un important écrivain de la résistance intellectuelle française, reconnu comme tel par les jeunes écrivains de son temps. Sa poésie du temps de guerre retrouve le ton véhément de ses jeunes années, mais cette fois-ci ce n'est pas le pacifisme qui l'inspire, c'est l'opposition au nazisme et à la révolution nationale du régime de Vichy. Jouve était sincèrement persuadé que sa poésie apocalyptique était une arme effective contre les ennemis de l'esprit et de la liberté.

Depuis 1935, Jouve n'écrit plus de roman, mais son oeuvre en prose reste considérable. Il met son "oreille" au service de la lecture de ses grands aînés (Baudelaire, surtout) et des musiciens : Bartok, Alban Berg et surtout Mozart qu'il a beaucoup entendu au Festival de Salzbourg, et ce sont probablement ses chroniques "In Memoriam Salzburg" et "Le dernier concert de la paix" qui ont exprimés le plus ouvertement son opposition à l'hitlérisme en montrant les dégâts opérés par l'Anschluss et la nazification de l'Autriche, et cela dès 1938. Il publiera en temps de guerre deux grands essais novateurs : Le Tombeau de Baudelaire et Le Don Juan de Mozart (tous deux en 1942) où il met en oeuvre sa connaissance intime du fonctionnement des inconscients créateurs des artistes.

Ses poèmes de Kyrie de 1938 montrent une évolution : sa thématique intime sur les relations de l'amour et de la mort ("E. V. dans le tombeau") s'élargissent au cadre européen ("Les Quatre cavaliers") où montent les périls qu'il aborde avec le vocabulaire de l'Apocalypse. En 1939, son "Ode au Peuple" —reprise dans le triptyque "A la France 1939" par la NRF de Paulhan en février 1940 — est un appel à prendre les armes contre le nazisme. Ses poèmes plus privés (deuil de sa mère morte en 1938), Résurrection des morts (1939), font la synthèse de ses inspirations.

Jouve et Blanche participent à l'Exode de juin 1940. Jouve entend l'appel du 18 juin du général De Gaulle. Le couple passe par Dieulefit, puis attend dans le sud de la France le visa pour la Suisse. Jouve arrive à Genève en juillet 1941 : il sera alors un écrivain exilé ne publiant plus de livre en France, réservant la première édition publique de Gloire (1942) aux éditions Charlot à Alger, et tous ses autres livres, essais critiques et poésie, à des éditeurs suisse engagés dans la défense de la grande culture française face à la barbarie nazie et à la honte de la révolution nationale de Pétain. Il publie ainsi Porche à la Nuit des Saints (1941) et Défense et Illustration (1943) à Ides et Calendes, Les Témoins (1943) à La Baconnière (Neuchâtel), mais c'est avec Walter Egloff et les éditions LUF (Fribourg) qu'il a la plus féconde collaboration : Vers majeurs (1942), La Vierge de Paris (1944), Gloire 1940 (1944), et des essais (sur Baudelaire, sur Danton : "La Révolution comme sacrifice"). A la fin de la guerre, Jouve est considéré comme un "témoin" qui a laissé pressentir la catastrophe et son prestige est réel.

Après guerre, Jouve pense pouvoir publier ses oeuvres à la L.U.F. transplantée à Paris. Il y publie l'ensemble de ses poèmes du temps de la guerre dans un gros volume collectif, La Vierge de Paris (1946) et ses nouveausx poèmes, Hymne (1947). Il commence la réédition de ses romans : Aventure de Catherine Crachat (Hécate et Vagadu) et Histoires sanglantes (comprenant aussi La Scène capitale). Mais face au retour des grandes maisons d'édition, les petites maisons périclitent. Jouve s'est brouillé avec la maison Gallimard. Une traversée du désert commence ; elle durera jusqu'en 1953.